Philippe Barbey


Diplômé de sciences des religions de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes - EPHE Vème section - Sorbonne, Philippe Barbey est docteur en sociologie de Paris 5 Descartes. Il est membre de l’Association Française de Sciences sociales des Religions (AFSR), de l’Association des Amis des Sciences des Religions (SASR, Anciens élèves de l'EPHE) et de l’Association des Compagnons de la Fraternité Edmond Michelet (Centre National d'Etudes de la Résistance et de la Déportation).

  

Philippe Barbey a commencé par étudier l’histoire des rapports du judaïsme, du paganisme et du christianisme dans les cinq premiers siècles, les racines juives et monothéistes du christianisme au premier siècle, la montée progressive du trinitarisme vers la fin du second siècle jusqu'à son affirmation au quatrième siècle, puis le syncrétisme entre la religion romaine et le christianisme aboutissant à la formation de l'Eglise catholique romaine.

 

 

Il a conduit une analyse sur les rapports entre la laïcité (sur la période plus particulière de 1882, lois sur l’enseignement primaire laïque, à 1907, lois sur les lieux de culte construits ou acquis après 1905 et désormais propriétés des communes et des départements) et l’expression historique d’un protestantisme antitrinitaire depuis son émergence moderne en 1870 jusqu’à ce jour.

 

La question des rapports entre modernité, mémoire et référence à l’histoire marque ses travaux engagés sur les formes de religiosités et sur le processus d’insertion sociale de communautés minoritaires dans la communauté française, européenne et mondiale.

 

 

Travaux de recherche

Après avoir travaillé sur les rapports entre l’engagement religieux de personnes appartenant à des groupes minoritaires et la posture laïque de l’école en France [1998], et la tension générée par l’expression religieuse de croyances minoritaires sur une société laïque mais pétrie par une histoire fortement marquée par une religion dominante, le catholicisme [1999], c’est dans cette perspective que le mouvement des Témoins de Jéhovah, mouvement protestant proche du pôle évangélique, a été pris comme analyseur social (Régis Dericquebourg) [2000, 2001]. Ces travaux s’inscrivent dans le cadre de la question de l’interprétation de la proclamation radicale de spécificités religieuses par des individus regroupés dans de micro-sociétés où domine un rapport affectif dans une socialité postmoderne et d’une sociologie du quotidien d’inspiration phénoménologique ou compréhensive (Michel Maffesoli) [2004-2008]. Il poursuit toujours ses recherches et publie progressivement son travail.